
Le 17 juillet 2003, le Maire signale aux services techniques une grave lacune dans la signalisation municipale : nombre de Sévriens stationnent en toute bonne foi rue Pierre Midrin et sont verbalisés injustement (voir la fable de La Fontaine ). Il faut mettre de la peinture jaune sur une dizaine de mètres de bordures de trottoirs pour signaler l'interdiction.
L'administration, troublée dans son dur labeur quotidien,
commence ses travaux d'études.
- Un kilo de peinture jaune ! Est-ce que j'ai une ligne budgétaire
" peinture jaune " ?
- Ne serait-il pas mieux d'attendre le budget 2005 (le budget
2004 est bouclé, maintenant, on ne va pas le changer) ?
- Et le pinceau, Monsieur le Maire, avez-vous pensé au
pinceau ? Moi, si je n'ai pas de pinceau, je ne peins pas.
- Nous peignons déjà la girafe, alors peindre des
bordures de trottoir
...
Bref, les travaux préliminaires allaient bon train.
Au conseil Municipal du 10 octobre 2003, par chance, l'opposition
municipale n'évoque pas cette importante question. Mais
au conseil Municipal du 11 décembre, la Municipalité
est contrainte de biaiser: " Monsieur Detolle ajoute que,
depuis la signalisation a été rétablit en
l'état ". (Monsieur Detolle s'étant exprimé
oralement, l'orthographe et la ponctuation ne sont pas de lui).
C'était faux, évidemment.
Le 15 janvier 2004, enfin le travail est fait. De quoi vous
plaignez-vous misérables usagers que vous êtes?
17 juillet 2003 - 15 janvier 2004 On a mis (juste) moins de six
mois... Pour un kilo de peinture.
Décidément l'argent public ne coûte pas
cher à ceux qui le dépensent.