Depuis des années, les Sévriens paient 27% de taxe d’enlèvement des ordures ménagères en trop. C’est le dernier scandale en date. Il a été découvert grâce aux investigations du Parti Socialiste.
Ce dossier s’ajoute aux enquêtes menées dans le passé par « Au Fil de Sèvres ». Les questions d’argent composent, à Sèvres, un panorama surréaliste qui laisse pantois… Depuis les plus grosses affaires, comme le réseau câblé où plus de 7 millions d’euros ont disparu, jusqu’aux plus petites, comme cette contractuelle qui n’hésitait pas à mentir sous serment pour faire rentrer plus de contraventions à 11 Euros. Depuis des affaires qui affectent durablement l’équilibre financier de la ville, comme la dette de la SEMI jusqu’à cette affaire insensée de taxe d’enlèvement des ordures.
Rien de tout cela n’est anodin, amis contribuables sévriens. C’est le signe que vos impôts ne sont pas destinés à vous offrir des services, mais à alimenter des coteries de dépensiers. Et ces coteries sont jalouses les unes des autres, pires que de vieilles actrices hollywoodiennes. Il en faut un peu pour chaque élu, un peu pour chaque fonctionnaire. Parce que c’est au montant de leurs dépenses qu’ils jugent mutuellement leur importance.
Lorsque vous rencontrez un chantier sur une route américaine, le panneau explique « Your money at work », « Votre argent travaille » et précise le coût. En France, sur un tel chantier vous voyez « le Conseil Général, l’Etat, la Commune, la Communauté de Communes, le Conseil Régional, le Fonds Spécial d’Investissement Théodule, l’Etablissement Public d’Aménagement des Jardins de la Sous-Préfecture, le Syndicat Intercommunal du Littoral du Groland-du-Haut financent ce chantier » et les coûts pour chaque coterie. L’argent public n’est plus le nôtre, il n’est plus à notre service. Il est au service de l’ego de nos apparatchiks.
Dès lors qu’il n’est plus nôtre, comment s’étonner que cet argent soit géré selon la règle du « pas vu pas pris » ? Comment s’étonner que les impôts sévriens augmentent inexorablement sans que nous ne constations d’amélioration notable de notre environnement de vie à Sèvres ? Malheureux amis contribuables sévriens, nous n’avons pas fini de payer !
Bernard DENIS-LAROQUE
mai 2010